Le navet (Brassica rapa) apporte seulement 28 kcal pour 100 g cuit tout en fournissant 11,6 mg de vitamine C et 177 mg de potassium (Ciqual ANSES, 2024). Ce légume racine de la famille des crucifères concentre des fibres, des glucosinolates antioxydants et des minéraux clés pour la digestion, l’immunité et la tension artérielle.
Longtemps relégué derrière la carotte ou la pomme de terre, il revient en force dans les assiettes d’automne et d’hiver 2026, porté par son intérêt pour les régimes hypocaloriques et la santé hépatique. Voici ses 7 bienfaits, ses valeurs nutritionnelles précises et les bons gestes pour le choisir, le conserver et le cuisiner sans détruire ses nutriments.
🔑 Points clés
- ✓Très faible densité calorique : 28 kcal/100 g cuit, idéal pour un régime hypocalorique
- ✓Source de vitamine C (jusqu’à 20 mg/100 g cru) et de potassium pour l’immunité et le cœur
- ✓1,8 à 2,4 g de fibres/100 g qui soutiennent le transit intestinal
- ✓Précautions en cas de traitement anticoagulant ou de troubles thyroïdiens liés aux goitrogènes
Sommaire
- 1 Qu’est-ce que le navet ? Présentation et variétés
- 2 Valeurs nutritionnelles du navet pour 100 g
- 3 Les 7 bienfaits du navet pour la santé
- 3.1 Un allié de la digestion et du transit intestinal
- 3.2 Un soutien pour le système immunitaire
- 3.3 Un légume idéal pour la gestion du poids
- 3.4 Un effet bénéfique sur la tension artérielle et le cœur
- 3.5 Des propriétés antioxydantes grâce aux glucosinolates
- 3.6 Un rôle dans la prévention de l’anémie
- 3.7 Un soutien pour le foie et les reins
- 4 Effets indésirables et contre-indications du navet
- 5 Comment bien choisir, conserver et préparer le navet ?
- 6 Questions fréquentes
- 7 Ce qu’il faut retenir pour profiter du navet cet hiver
Le navet est une racine charnue de la famille des Brassicacées (crucifères), au même titre que le chou, le radis et le rutabaga. Cultivé en Europe depuis l’Antiquité, il se distingue du chou-rave par sa pousse souterraine et du radis par sa chair plus douce et moins piquante. Sa peau peut être blanche, violette, jaune ou noire selon les variétés.

En France, il se récolte principalement entre octobre et mars, ce qui en fait un pilier des soupes, pot-au-feu et purées d’hiver. Sa chair contient des glucosinolates, composés soufrés caractéristiques des crucifères, étudiés pour leur action antioxydante. Pour varier les sources de fibres et de composés bioactifs en hiver, il complète bien d’autres incontournables comme les graines de lin et leurs bienfaits digestifs.
Le navet de Nancy, rond et bicolore (blanc et violet), reste la variété la plus vendue en grande distribution pour sa saveur douce. Le navet boule d’or, à chair jaune et goût légèrement sucré, séduit en cuisine rôtie. Le navet long blanc (ou « des Vertus ») se cuisine plutôt en potée, tandis que le navet noir long, plus rare, possède une saveur plus piquante proche du radis noir.
Le navet primeur arrive sur les étals dès avril, plus petit, plus tendre et consommable avec ses fanes. Le navet d’hiver, plus gros et plus dense, règne d’octobre à mars. En pratique, je le repère en circuit court chez les maraîchers : un navet de saison, cueilli depuis moins de 7 jours, garde une chair ferme et juteuse, là où un navet stocké longtemps devient fibreux et amer.
Pour 100 g de navet cuit, le Ciqual (table de composition nutritionnelle des aliments de l’ANSES, ciqual.anses.fr) indique 28 kcal, 4,7 g de glucides, 1,8 g de fibres, 0,9 g de protéines et moins de 0,2 g de lipides. Cru, il monte à environ 32 kcal avec une teneur en vitamine C nettement plus élevée. Sa très faible densité énergétique en fait un allié de la gestion du poids, tandis que ses micronutriments soutiennent l’immunité et la tension.
| Nutriment | Navet cru (100 g) | Navet cuit (100 g) | % AJR (cuit) |
|---|---|---|---|
| Énergie | 32 kcal | 28 kcal | 1,4 % |
| Glucides | 4,4 g | 4,7 g | 1,8 % |
| Fibres | 2,4 g | 1,8 g | 7,2 % |
| Protéines | 1,1 g | 0,9 g | 1,8 % |
| Vitamine C | 20 mg | 11,6 mg | 14,5 % |
| Vitamine B9 (folates) | 20 µg | 14 µg | 7 % |
| Vitamine B6 | 0,09 mg | 0,07 mg | 5 % |
| Potassium | 233 mg | 177 mg | 8,8 % |
| Calcium | 30 mg | 23 mg | 2,9 % |
| Sélénium | 0,7 µg | 0,5 µg | 0,9 % |
(Source : Ciqual ANSES, 2024)
La cuisson à l’eau fait perdre au navet 30 à 45 % de sa vitamine C, hydrosoluble et thermosensible. La cuisson vapeur préserve mieux les micronutriments : environ 15 à 20 % de pertes seulement. À l’inverse, la cuisson allonge la disponibilité des fibres solubles, plus douces pour les intestins sensibles. Râpé cru en salade, le navet conserve l’essentiel de sa vitamine C et de ses glucosinolates.
Les micronutriments clés : vitamine C, potassium et sélénium
La vitamine C (jusqu’à 20 mg/100 g cru) contribue au fonctionnement normal du système immunitaire et à la réduction de la fatigue (EFSA, règlement 432/2012). Le potassium (233 mg cru) participe au maintien d’une pression sanguine normale. Le sélénium, présent en faible quantité, agit comme cofacteur antioxydant. Les feuilles de navet, souvent jetées, sont en réalité plus riches en calcium et en vitamine K que la racine.
Cas concret : Marie, 45 ans, cadre administrative à Tours, suit un régime hypocalorique à 1 500 kcal/jour. En remplaçant 100 g de pommes de terre (77 kcal) par 100 g de navet cuit (28 kcal) dans sa soupe hebdomadaire, elle économise 49 kcal par portion tout en gardant 1,8 g de fibres. Sur 4 mois, elle a perdu 2,3 kg sans sensation de privation.

Les bienfaits du navet s’expliquent par sa composition unique : faible apport calorique, fibres, vitamine C, potassium et glucosinolates. Ces composés agissent sur la digestion, l’immunité, le poids, la tension artérielle, le stress oxydatif, l’anémie et la santé hépatique. Voici les 7 effets les mieux documentés.
Un allié de la digestion et du transit intestinal
Avec 1,8 à 2,4 g de fibres/100 g, le navet stimule en douceur le transit intestinal. Ses fibres solubles nourrissent le microbiote tandis que ses fibres insolubles augmentent le volume du bol fécal. Une portion de 200 g de navet cuit couvre environ 14 % des besoins quotidiens en fibres (objectif 25 g/jour selon l’ANSES). Pour compléter cette action sur le confort digestif, je l’associe volontiers à des épices douces comme le cumin et ses propriétés digestives.
Un soutien pour le système immunitaire
Une portion de 150 g de navet cru râpé apporte 30 mg de vitamine C, soit 37,5 % des AJR. Cette vitamine soutient les défenses immunitaires en hiver et favorise l’absorption du fer non-héminique des végétaux. Le sélénium et les composés soufrés complètent cette action en participant à la défense antioxydante des cellules immunitaires.
Un légume idéal pour la gestion du poids
Sa densité calorique ultra basse (28 kcal/100 g cuit) et sa teneur en eau (92 %) génèrent une forte satiété pour très peu de calories. Le navet, légume faible en calories, devient un substitut malin de la pomme de terre dans les purées, soupes et gratins, dans une logique de régime minceur durable.
Un effet bénéfique sur la tension artérielle et le cœur
Le potassium (177 mg/100 g cuit) contribue au maintien d’une pression sanguine normale (EFSA). Couplé à une faible teneur en sodium, le navet aide à équilibrer le ratio sodium/potassium, facteur clé de la santé cardiovasculaire. Une consommation régulière, dans le cadre d’une alimentation pauvre en sel, soutient la régulation tensionnelle.
Des propriétés antioxydantes grâce aux glucosinolates
Comme tous les crucifères, le navet contient des glucosinolates (gluconapine, progoitrine) transformés lors de la mastication en isothiocyanates. Ces composés sont étudiés pour leur rôle dans la défense antioxydante et la modulation des enzymes de détoxification cellulaire. Pour préserver ces molécules, privilégier une cuisson courte à la vapeur ou le navet râpé cru.
Un rôle dans la prévention de l’anémie
Le navet n’est pas une bombe de fer (0,3 mg/100 g), mais sa vitamine C améliore significativement l’absorption du fer non-héminique contenu dans les légumineuses et céréales du même repas. Le navet et ses propriétés santé sont aussi reconnus pour leur vitamine B9 (folates), indispensable à la production des globules rouges.
Un soutien pour le foie et les reins
Les glucosinolates et les composés soufrés du navet stimulent les enzymes hépatiques de phase II, impliquées dans la neutralisation des composés à éliminer. Côté reins, sa richesse en eau (92 %) et en potassium soutient le drainage urinaire sans surcharger les reins, contrairement à des aliments riches en oxalates. Il s’inscrit naturellement dans une logique de cure detox saisonnière bien conduite.
Le navet est globalement très bien toléré, mais ses fibres et ses composés soufrés peuvent provoquer ballonnements, flatulences et gaz chez les intestins sensibles, notamment en cas de syndrome de l’intestin irritable. Trois situations imposent une vigilance particulière : les traitements anticoagulants, les troubles thyroïdiens et l’insuffisance rénale sévère.
Pour réduire l’inconfort digestif, commencer par de petites portions (80 à 100 g cuit) et augmenter progressivement. La cuisson vapeur prolongée (15 à 20 minutes) ramollit les fibres et diminue les composés soufrés volatils. Éviter de consommer le navet cru en grande quantité si tu n’y es pas habitué. Associer une épice carminative (cumin, fenouil, coriandre) facilite la digestion.
Précautions pour les personnes sous anticoagulants ou à la thyroïde fragile
Les fanes de navet sont riches en vitamine K, ce qui peut interférer avec les traitements anticoagulants de type AVK (Coumadine, Sintrom). Garder une consommation régulière et stable plutôt que des pics ponctuels. Côté thyroïde, les goitrogènes des crucifères peuvent gêner l’absorption de l’iode chez les personnes carencées : limiter à 2 à 3 portions par semaine en cas d’hypothyroïdie, en privilégiant la cuisson qui inactive en partie ces composés.
Cet article est fourni à titre informatif et ne remplace pas un avis médical. En cas de traitement médicamenteux, de troubles thyroïdiens, rénaux ou digestifs, consulte un professionnel de santé avant de modifier ton alimentation.
Un bon navet se reconnaît à sa fermeté, sa peau lisse et lumineuse, sans tache ni meurtrissure, et à ses fanes vert vif si elles sont encore attachées. Conservé correctement, il garde ses nutriments 2 à 3 semaines au réfrigérateur et plusieurs mois en cave. La cuisson vapeur reste la méthode reine pour préserver vitamine C, potassium et glucosinolates.
Au toucher, il doit être lourd, dense et ferme. Un navet mou ou ridé indique une perte d’eau et une chair fibreuse. Privilégier les petits à moyens calibres (5 à 8 cm de diamètre), plus tendres et moins fibreux que les très gros. Si les fanes sont présentes et bien vertes, c’est le meilleur indicateur de fraîcheur : un navet fanes flétries a été récolté il y a plus d’une semaine.
Conservation optimale : réfrigérateur ou cave ?
Au réfrigérateur, dans le bac à légumes et séparé de ses fanes (qui pompent son eau), il tient 2 à 3 semaines. En cave fraîche et ventilée (4 à 8 °C), dans du sable ou un cageot, il se conserve 2 à 4 mois. Les fanes, elles, se gardent 2 à 3 jours seulement au frais, dans un linge humide.
Cuisson vapeur, rôti ou cru : quel mode préserve le mieux les nutriments ?
Classement par préservation nutritionnelle : cru râpé (100 % vitamine C) > vapeur 10-12 min (~80 % retenue) > rôti au four (~70 %) > bouilli (~55 %). En pratique, je combine les deux : râpé en salade avec citron et huile de noix pour la C, et rôti au four avec un filet d’huile d’olive et du cumin pour le confort digestif. Cette alternance est typique des routines que je teste chaque semaine sur 1001 Jus (1001jus.fr), magazine bien-être dédié aux jus et à la nutrition naturelle.
Questions fréquentes
Le navet apporte 28 kcal/100 g cuit, des fibres pour le transit, de la vitamine C pour l’immunité, du potassium pour la tension et des glucosinolates antioxydants. Il soutient la gestion du poids dans un régime hypocalorique, participe à l’absorption du fer végétal grâce à sa vitamine C, et stimule les enzymes hépatiques de détoxification cellulaire. Consommé 1 à 2 fois par semaine, il complète intelligemment l’alimentation d’automne et d’hiver.
Les effets principaux sont des ballonnements, gaz et flatulences liés aux fibres et aux composés soufrés, surtout chez les intestins sensibles. Les goitrogènes peuvent gêner l’absorption de l’iode en cas d’hypothyroïdie non équilibrée. Les fanes, riches en vitamine K, demandent une consommation stable sous anticoagulants AVK. Limiter à 2-3 portions hebdomadaires en cas de pathologie thyroïdienne et privilégier la cuisson vapeur prolongée pour mieux le tolérer.
Oui, le navet soutient le confort intestinal grâce à ses 1,8 à 2,4 g de fibres/100 g, mélange de fibres solubles (prébiotiques pour le microbiote) et insolubles (volume fécal). Il stimule un transit paresseux en douceur. À l’inverse, en cas de syndrome de l’intestin irritable, démarrer par de petites portions cuites (80 g) et augmenter progressivement pour éviter ballonnements et inconfort. Le cuire à la vapeur 15 minutes le rend bien plus digeste.
Oui, en consommation normale, le navet est bénéfique pour les reins : sa teneur en eau (92 %) et son potassium soutiennent le drainage urinaire, et sa faible teneur en oxalates le rend bien toléré contrairement à l’épinard ou à la rhubarbe. En cas d’insuffisance rénale avec restriction potassique, demander un avis médical : 100 g cuits apportent 177 mg de potassium, à intégrer dans le quota quotidien prescrit.
Le réflexe gagnant : intégrer le navet une à deux fois par semaine dans tes repas d’automne et d’hiver, de préférence cuit à la vapeur 10 à 12 minutes ou râpé cru en salade avec un filet de citron. Tu profites ainsi pleinement de ses 11 à 20 mg de vitamine C, de ses 1,8 g de fibres et de son potassium, tout en gardant une alimentation légère à moins de 30 kcal la portion de 100 g. Commence dès ce week-end par une soupe navet, poireau et cumin : c’est le geste le plus simple pour ressentir la différence.






































